du 4 mai 2009 au 15 mai 2009
Chirurgie plastique générale
3eme session du Diplôme inter-universitaire de chirurgie réparatrice en situation précaire
Equipe :
Dr Bernard Schuhmacher Plasticien (Bordeaux)
Dr Alexandre Schoenborn Plasticien (Berlin)
Dr Patrick Antoine Anesthésiste (Royan)
Marie-Christine Buisson IBODE (Paris)
MADAGASCAR Tananarive Mai 2009
GHANA Yéji Avril 2009
BENIN Belotounga Kofoïssa février 2009
Clinique nomade de Belotounga sur le fleuve Niger
le 12 février, à l'hopital de Malanville
du 13 au 19 février, au dispensaire Régina Pacis.
de gauche à droite : Patrick Antoine Christèle Gaboriaud et Jean Caussin
Dimanche 8 février 2009 :
Vol Air France Bordeaux-Paris CdG-Niamey.
A l'aéroport de Niamey, Jean Caussin passe la douane nigérienne sans encombre. Christèle et moi-même sommes arrêtés par une douanière intriguée par nos malles. N'ayant pas d'ordre de mission à lui présenter, elle nous fait quelques difficultés et menace de saisir nos 150kg de bagages. Après moult palabres et médiation diplomatique et féminine de Christèle durant prés d'une heure, elle nous laisse enfin passer après avoir eu l'assurance de recevoir par fax un ordre de mission émanant d'Interplast-France.
Sur le parking de l'aéroport, nous retrouvons Jean et Yaya, notre sympathique chauffeur béninois, qui nous attends depuis la veille à Niamey, pour nous conduire avec son taxi peugeot "On te connait" jusqu'au Bénin.
Tous les hôtels de Niamey ayant été réquisitionnés par le gouvernement nigérien, nous prenons directement la route jusqu'à Dosso, à 125km au sud-est de Niamey, où nous passons notre première nuit dans un petit hôtel tout à fait convenable.
Lundi 9 février 2009 :
Nous quittons Dosso vers 8h00 et effectuons le trajet Dosso Gaya sur une route de plus en plus défoncée au cours des années.
Passage de la frontière au poste de Gaya et traversée du Niger au pont de Malanville. Arrivée au Bénin. A nouveau en pays ami, notre chauffeur respire.
Nous profitons de notre passage à Malanville pour nous présenter au directeur de l'hôpital de Malanville. Nous lui demandons s'il est possible d'opérer les malades de Belotounga que nous ne pourrions opérer au village, compte tenu de la précarité des installations du dispensaire. Le directeur ravi accepte sans réticences et nous ouvre en grand les portes de son hôpital.
Nous quittons alors Malanville puis nous nous rendons à Bellotounga par la piste, situé 70km plus en amont sur le fleuve Niger. Nous y arrivons en fin d'après-midi, juste avant la tombée de la nuit.
Mardi 10 février 2009 :
Le matin, Christèle et moi installons le bloc opératoire en plein air pendant que Jean effectue les premières consultations.
Nous disposons sur place d'un bistouri électrique en bon état de fonctionnement ainsi que d'un obus d'oxygène. Une partie du matériel avait été laissé sur place en novembre dernier en prévision de cette mission (électro-cardioscope, aspirateur manuel et consommables divers d'anesthésie et de chirurgie). Le reste du matériel nécessaire (instruments de chirurgie et autres consommables) a été apporté par nos soins. Nous ne disposons pas de respirateur d'anesthésie mais celui ci ne s'avère pas indispensable car il est toujours possible de ventiler manuellement.
L'électricité est fournie par un petit groupe électrogène. L'eau non stérile est puisée directement dans le puits du village.
Nous sélectionnons les patients qui seront opérés à Malanville : un énorme goitre chez une jeune femme, une hernie nécessitant la pose d'un plug dans des conditions d'aseptie rigoureuse ainsi que deux enfants présentant une ostéomyélite car nous ne possédons pas de curettes pour effectuer un curetage osseux.
L'aprés-midi nous opérons jusqu'à la nuit 4 patients (hernies et hydrocèle) sous rachianesthésie et un patient (lipome) sous anesthésie locale.
Nous opérons dès 8h00, trois patients sous rachianesthésie (deux volumineuses hernies inguino-scrotales et une hydrocèle) et deux patients sous anesthésie générale (une éventration ombilicale et une hydrocèle communiquante chez un enfant de 10 ans)
Moussa Belo Maman, le nouveau maire de Karimama vient nous rendre visite pour nous encourager. Nous lui faisons part de notre intention d'opérer quelques uns des patients à Malanville, du fait de la précarité des conditions opératoires locales. Il nous confirme alors la poursuite du projet de construction d'un dispensaire équipé d'un bloc opératoire à Belotounga.
Jeudi 12 février 2009 :
Comme convenu, Yaya notre chauffeur nous retrouve au motel à 7h00. Nous récupérons nos boîtes d'instruments, stérilisées la veille à Karimama puis nous partons pour l'hôpital de Malanville où nous attendent nos patients.

Nous quittons l'hôpital de Malanville à la nuit et Yaya nous conduit directement à Kofoïssa, situé à environ 100km plus au sud sur la route principale menant à Cotonou.
Nous arrivons vers 22h au dispensaire de Kofoïssa où nous sommes acceullis chaleureusement par Zachari le directeur-adjoint du dispensaire et par l'équipe permanente des trois volontaires hispaniques, Pilar, Cécilia et Alejandro. Ils nous attendaient ainsi qu'une centaine de patients impatiemment depuis le matin. Nous devions en principe arriver le matin mais le détour par l'hôpital de Malanville nous a retardé.
Vue aérienne du village de Kofoïssa avec le dispensaire en bas à gauche
Dispensaire Régina Pacis à KofoïssaNous opérons sans interruption tous les jours, y compris le dimanche, de 8h30 à 20h00, de 6 à 7 patients par jour. Au total, à Kofoïssa, nous avons opéré 40 patients dont la plupart souffraient d'énormes hernies inguino-scrotales, mais également des hydrocèles, une éventration, une gynécomastie, une ectopie testiculaire bilatérale chez un petit garçon de 3 ans ainsi qu'une énorme tumeur lymphoïde du pied chez une jeune femme de 25 ans.
La plupart des interventions ont été réalisées sous rachianesthésie mais quelques cas ont nécéssité une anesthésie générale avec intubation et ventilation manuelle du fait du non fonctionnement du respirateur. Ce dernier n'était pas opérationnel car il nécessite pour fonctionner une pression de gaz dont on ne disposait pas. Une modification simple du respirateur pourrait remédier facilement au problème mais la consommation de gaz serait telle que l'obus d'oxygène serait rapidement vidé aprés à peine deux heures d'utilisation. Compte tenu de la difficulté d'approvisionnement en oxygène (le plus point le plus proche est la ville de Gaya, au Niger), il est préférable de ventiler manuellement les patients.
Le dernier jour, aprés avoir rangé notre matériel, nous effectuons une visite générale des patients encore hospitalisés et Jean donne ses dernières consignes aux infirmiers béninois et à l'équipe hispanique.
Vendredi 20 février 2009
Dernier jour de mission.
Notre chauffeur Yaya vient nous chercher à 6h30 du matin pour nous conduire à Niamey où nous devons prendre l'avion pour Paris.
En chemin nous nous arrêtons à l'hôpital de Mallanville pour prendre des nouvelles de nos patients. Tous les patients vont bien. Aucun n'a présenté de complication. La patiente opérée du goitre était sortie la veille de notre passage.
Nous retraversons la frontière sans problème et notre voyage de retour jusqu'à Niamey s'effectue pratiquement sans problème? Nous atteignons Niamey en fin d'aprés midi où nous passons quelques heures de repos avant de prendre l'avion.
Samedi 21 février 2009 :
Nous arrivons à Bordeaux en fin de matinée.
Bilan :
nous avons opérés 55 patients pour un coût total inférieur à 5500 euros comprenant les billets d'avion, l'hébergement et la restauration, les transports sur place, l'achat des consommables, soit moins de 100 euros par patient.
BENIN Belotounga novembre 2008
Dr Christophe CARRE, chirurgien-dentiste, Paris
Dr Patrick ANTOINE, médecin anesthésiste, Royan
Melle Clothilde WAGNER, infirmière anesthésiste, Paris
MADAGASCAR Tananarive Avril 2008
4eme mission de chirurgie plastique au CHU de Tananarive
du 20 avril 2008 au 3 mai 2005
Chirurgie plastique générale
2eme session du Diplôme inter-universitaire de chirurgie réparatrice en situation précaire
Equipe :
Pr Jacque Baudet Plasticien
Dr Patrick Knipper Plasticien
Dr Matthieu Beustes Plasticien
Dr Patrick Antoine Anesthésiste
Marie-Christine Buisson Infirmière
Dr Alexandre Schoenborn Chirurgien d'Interplast-Germany
BENIN Belotounga octobre 2007
Clinique nomade de Belotounga sur le fleuve Niger
Dr Christophe CARRE, chirurgien dentiste, Paris
Dr Patrick ANTOINE, médecin anesthésiste, Royan
Reportage télévisé de Meriem LAY et Jérôme PAVLOSKI diffusé sur Arte Reportage le 5 janvier 2008
Reportage photographique de Christophe CARRE
cliquez ici pour voir la vidéo -> Bénin : dessine moi un visagediffusé sur ARTE REPORTAGE le 5 janvier 2008
Un reportage de Meriem Lay, Jérôme Pavlosky et Luc Golfin
Coproduction : ARTE GEIE / Sunset Presse (France, 2007 - 22mn)
Chaque automne, pour le compte d’une petite ONG, Interplast France, Patrick Knipper, chirurgien plasticien, Christophe Carré, dentiste et Patrick Antoine, anesthésiste, ferment leurs cabinets pendant deux semaines et viennent en Afrique réparer bénévolement becs de lièvre, tumeurs et autres difformités. C’est leur quatrième mission sur les rives du fleuve Niger, à l’extrême Nord du Bénin, une région enclavée où exerce un seul médecin généraliste pour 50.000 personnes. Dans les bagages du trio, 200 kilos de matériel chirurgical. Le bloc opératoire est installé en plein air et les interventions se déroulent sous les regards attentifs des villageois. Grâce aux dons qu’elle reçoit, l’ONG Interplast finance ces opérations à moindre coût. En douze jours, les médecins auront soulagé plus de 200 personnes sans la moindre complication.
GHANA Yéji février 2007
Reportage télévisé de Simon ROLIN (émission Journal de la Santé sur La 5)
BENIN Belotounga novembre 2006
Clinique nomade de Belotounga sur le fleuve Niger
Dr Christophe CARRE, chirurgien dentiste
Dr Patrick ANTOINE, médecin anesthésiste
Dr Suzanna VETTURELLI, ethnologue









